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La Sainte-Flanelle

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Daniel Nadeau Par Daniel Nadeau
Mercredi le 19 mai 2021      

L'équipe de hockey des Canadiens de Montréal occupe une place démesurée dans l'imaginaire symbolique du Québec. Toute la mise en marché de cette équipe sportive s'appuie sur les ressorts inconscients du cerveau de ses partisans. L'imaginaire de l'univers mental du Canadien fait appel à des sentiments comme la fierté, la détermination, l'oubli de soi pour l'équipe ou à des concepts guerriers : les porteurs de flambeau, la flamme d'une grande tradition, etc. En son temps, l'une des plus grandes icônes de l'équipe de Montréal, le regretté Maurice Richard, a été associée à la résistance des Canadiens français contre l'Autre, l'Anglais. Cette mythologie autour de la mise en marché de l'équipe a été savamment entretenue au fil des ans. Si bien qu'aujourd'hui l'équipe des Canadiens de Montréal peine à réussir à se maintenir à la hauteur des standards de ses promesses. Montréal est réputée pour avoir des partisans de hockey connaisseurs et exigeants et qui sont assoiffés de la conquête de la Coupe Stanley, emblème de l'excellence dans le sport professionnel du hockey sur glace. Pourtant, ça fait plus de 25 ans que cela n'est pas arrivé.

Or, voilà que cette grande équipe, l'équipe qui fait la fierté du Québec, a présenté un alignement pour un match la semaine dernière dans lequel il n'avait aucun joueur issu du Québec. Le Journal de Montréal et le réseau des sports de TVA en ont fait grand cas. À tel point, que même le premier ministre François Legault a commenté le fait. Par Québécois, même si on prenait des précautions pour affirmer que l'on entendait par là quelqu'un qui était né au Québec et qui avait grandi sur ce territoire. Il était sous-entendu dans les commentaires que ce qui posait problème c'est qu'il n'y avait pas suffisamment de francophones de souche dans l'équipe. Comme dans bien des occasions où les Canadiens sont dans la discussion, cette affaire donne dans la démesure. Il faut rappeler que le hockey c'est d'abord et avant tout un jeu et un spectacle très lucratif pour ses promoteurs et ses artisans. Observations sur le phénomène que représentent les Canadiens de Montréal pour le Québec...

Une soupape importante

CHD'entrée de jeu, il faut dire qu'il n'est pas étonnant que l'équipe des Canadiens de Montréal occupe une large place dans l'espace public québécois et le cirque médiatique. Les Canadiens de Montréal occupent un si grand espace dans l'univers mental des Québécoises et des Québécois que les autres organisations sportives professionnelles montréalaises ont peine à faire leur place au soleil. Pour s'en convaincre, il faut demander aux dirigeants des autres équipes sportives comme les Alouettes de Montréal au football, au FC Montréal au soccer ou les défunts Expos de Montréal au baseball, si Montréal est une ville exclusivement hockey. La plupart s'ils répondent avec sincérité répondront vraisemblablement que Montréal est une ville quasi exclusivement hockey.

Bien sûr, les gens s'intéresseront au sort de ses autres équipes professionnelles si elles présentent des équipes gagnantes, mais malheur à elles si elles connaissent une saison ordinaire ou pire encore une mauvaise saison. La désaffection sera immédiate et ces organisations en ressentiront durement les effets dans l'achalandage de la participation du public à leurs matchs locaux. Ce n'est pas sorcier, les Canadiens de Montréal sont quasi une religion avec son culte et ses grands prêtres.

En temps de pandémie, cela était encore plus manifeste. Regarder un match des Canadiens de Montréal était un exutoire obligé. Pris dans nos résidences, sans contacts sociaux, plusieurs se sont réfugiés dans leur passion pour le hockey sur glace et pour les Canadiens. Ce fut une soupape qui a aidé plusieurs d'entre nous à passer les très longs mois d'isolement durant la dernière année.

La saison des attentes

S'il y a un domaine où la pandémie a eu un côté positif, c'est vers les Canadiens de Montréal qu'il faut porter notre regard. À l'issue d'une autre saison de misère l'année dernière, l'équipe de Montréal était une fois de plus éliminée de la « vraie saison », celle des séries éliminatoires qui mènent à la détermination du champion de la Coupe Stanley. Or, pandémie oblige, la Ligue nationale de hockey a dû mettre fin à ses opérations avant la fin de la dernière saison en mars 2020. Coup de théâtre à la reprise des activités dans des bulles sanitaires, les Canadiens de Montréal sont retrouvés dans les séries qui se sont déroulées l'été dernier et contre toute attente, le club de Claude Julien a fait plutôt bonne figure en disposant des Penguins de Pittsburgh avant de s'incliner en ayant vendu chèrement sa peau contre les Flyers de Philadelphie. 

BergevinIl n'en fallait pas plus pour qu'une frénésie s'empare de l'équipe de direction des Canadiens et de son directeur général, Marc Bergevin qui a connu un été de rêves en signant plusieurs excellents joueurs afin de compléter son équipe pour qu'elle participe aux séries dans l'avenir, mais qu'en plus, selon les propos de Bergevin, « elle fasse beaucoup de dommages ». De nouveaux visages comme ceux de Josh Anderson, Tyler Toffoli, Jake Allen, Joel Edmundson, Corey Perry se sont ajouté à un noyau prometteur constitué des vétérans Shea Weber et Carey Price, des valeurs établies de Jonathan Drouin, Brendan Gallagher, Phillip Danault, Joël Armia, Paul Byron, Artturi Lehkonen et des recrues prometteuses comme Nick Suzuki, Jesperi Kotkaniemi et Aleksandr Romanov.

Les adversaires de la division nord auraient une solide équipe de hockey à jouer contre s'ils voulaient faire leur place dans les séries. Les Canadiens étaient de retour. Après un départ fulgurant, l'équipe s'est enferrée dans la médiocrité et le manque de constance. Cela a couté le poste d'entraîneurs à Claude Julien, Kirk Muller et Stéphane Waite. Les blessés ont décimé l'équipe, de plus, Jonathan Drouin est parti chez lui victime de la trop grande pression et les Canadiens ont assuré leur place en séries à l'avant-dernier match avec la récolte du petit point qui lui manquait et ont terminé leur saison avec cinq défaites et une équipe décimée. Demain, une nouvelle saison commence et les Canadiens affronteront les Maple Leafs de Toronto dans une série de quatre de sept en quart de finale.

La quête du Saint Graal

CaufieldMalgré les évidences, les commentateurs sportifs ne finissent plus d'analyser les chances des Canadiens contre les Maple Leafs de Toronto. On analyse sur toutes les coutures un jeu pourtant simple et on mêle cela au jeu des prédictions concernant la carrière de l'entraîneur-chef par intérim, Dominique Ducharme, du directeur général Marc Bergevin, de la possibilité de ne pas protéger le défenseur étoile Shea Weber, de la possibilité de laisser aller le gardien étoile Carey Price au profit du repêchage spécial de l'expansion qui accueille cette année une nouvelle équipe le Kraken de Seattle et des performances attendues du nouveau prodige franc-tireur, le jeune et prometteur Cole Caufield, un Américain malheureusement. Quel bonheur sut été si Caufield avait été un Québécois francophone de souche ! Tiens j'ai une idée, échangeons Caufield aux Rangers de New York contre Alexis Lafrenière... Vous aurez compris que je fais de l'ironie. Mon propos ce matin ne vise qu'à vous faire réfléchir à la religiosité du phénomène des Canadiens de Montréal au Québec. En tous cas, attacher bien vos lunettes de soleil, ça commence demain. À mon avis, le résultat prévisible va se traduire par une victoire des Maple Leafs de Toronto en cinq parties. Dans ce cas, il y aura toujours un sauveur en attente. Cette fois, il s'agit de Patrick Roy pour remplacer Marc Bergevin. Ainsi va la vie de la Sainte-Flanelle...  

 


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